Les activités de ASPECT : les dossiers en cours

Enquête publique du Plan Local d’Urbanisme du Conquet
Le projet immobilier de la pointe des renards
Le projet immobilier de l'ancien hôtel Sainte-Barbe
L'affaire immobilière de l'ancien hôtel de Bretagne
Le projet de rénovation de la pompe du Conquet

 

Le projet immobilier de la pointe des renards

Le site de la pointe des renards aujourd'hui, vue depuis le sentier des douaniers

crédit photo © J-F GUEIDAN

LA POINTE DES RENARD DEPUIS L’ETE 2000, MENACES SUR LE SITE

1/ les pavillons de fonction du personnel : France Télécom a vendu une partie des maisons individuelles à son personnel locataire au moment de la fermeture du centre radiomaritime, le surplus a été vendu aux enchères publiques (à la bougie) en août 2000.

Le plan de répartition des bâtiments de France Télécom2/ Le reste de la propriété de France Télécom, comprenant un bâtiment d’exploitation, un bâtiment technique, un foyer, des studios, un terrain de tennis, le tout sur une surface arborée d’environ 1,3 ha a été acquis par la municipalité conquétoise en prévision d’une installation en ces lieux du pôle administratif du futur « Parc National Marin d’Iroise ».

 

La pointe des renards depuis la merLa municipalité considérait alors que le parc pourrait apporter au Conquet des emplois directs et une notoriété touristique. En décembre 2003, une délibération du conseil municipal confirmait la volonté des élus de voir le siège administratif du parc s’installer au Conquet. Mais volte-face en septembre 2005, quand le maire, considérant que le « parc marin » n’avait aucune chance de voir le jour, obtenait de son conseil municipal l’abandon du projet initial, pour lui substituer une idée d’urbanisation de la pointe des Renards, dans un contexte touristique – économique, basée sur un complexe hôtelier. Dans le même vote à main levée il se faisait attribuer l’autorisation de rechercher et de démarcher des investisseurs intéressés par le site.

Le projet immobilierPlusieurs promoteurs immobiliers se sont manifestés, mais un projet a dès le début plané au-dessus des autres, satisfaisant les désirs du maire et de ses adjoints. Il consistait à raser l’existant : bâtiments, blockhaus, haies, pelouse arborée de grands pins, tennis… pour implanter en bordure du sentier côtier et à quelques dizaines de mètres de la falaise littorale, un vaste bâtiment hôtelier de forme cubique, avec restaurant en surplomb, et, en bordure de la zone NDs (littorale non constructible) donnant directement sur la mer, et une volée de six blocs résidentiels de 15m de long, 10m de large et 9m de haut, barrant la vue en direction de la pointe Saint-Mathieu et défigurant irrémédiablement la pointe des Renards.

Devant cette menace envers l’environnement d’un des hauts lieux du Conquet, les résidants de la pointe des Renards, tenus à l’écart des intentions municipales, ont créé avec l’appui spontané des conquétois soucieux de leur patrimoine, un collectif ouvert à tous, qui a recueilli des signatures à l’appui d’une pétition demandant le respect du site de la pointe des Renards et réclamant pour une urbanisation éventuelle du bien municipal, la plus large concertation.

Ce collectif a reçu aussitôt l’appui de l’association ASPECT, puis des Verts du pays de Brest, de l’AE2D, Association pour l’Environnement et le Développement Durable, (lauréate de plusieurs prix), et de multiples associations finistériennes , bretonnes ou nationales oeuvrant pour la préservation de sites remarquables. Le collectif a multiplié les contacts avec les instances administratives, avec les élus du département et de la région, avec la direction de la mission « parc marin d’Iroise », a participé à des forums et ateliers concernant la protection du littoral et en particulier a été présent à Brest lors de l’élaboration de la « charte des espaces côtiers bretons », à l’initiative du conseil régional de Bretagne. Dans ce cadre, le collectif a reçu l’appui bénévole d’un avocat spécialiste du droit de l’environnement, maître Le Cornec, qui s’est saisi du dossier.

Entre temps, le parc marin d’Iroise sortait de sa nébuleuse, devenait le « Parc Naturel Marin d’Iroise ». Le maire du Conquet, revoyait fin octobre 2006 sa position par rapport au « parc » et soulignant les atouts humains, patrimoniaux et géographiques du Conquet, il revendiquait pour la commune le souhait de voir le siège du conseil de gestion du dit parc s’implanter au Conquet. Et proposait à cet effet deux lots dans la zone d’activité de Prat ar C’halvez, près du parking des îles. Site remplissant selon lui « les conditions idéales pour héberger le siège du parc et/ou ses annexes techniques : exposition de valeur en entrée de ville et en bordure de la RD 789, facilité de la desserte automobile avec Best et l’aéroport de Brest-Bretagne, proximité du port et des îles…

Notre collectif pensait qu’à l’évidence, le parc, si sa création était confirmée, méritait mieux et nous avons orienté nos démarches dans ce sens.

Pendant ce temps et toujours dans le « silence radio » de la municipalité à notre égard, les feuillets de la pétition se remplissaient. Avant l’ouverture du conseil municipal du 15 décembre 2006, ce sont 1 960 signatures qui ont été remises par la porte-parole du collectif à monsieur le maire du Conquet, (avec copie quelques jours plus tard à monsieur le sous-préfet). Parmi les signataires, ASPECT a reçu copie d'une lettre adressée au maire du Conquet émanant du « comité international pour la préservation du site naturel de la pointe des Renards ». Comité créé par des Conquétois ou des amoureux du Conquet en mission ou en poste à l'étranger. (Les villes des signataires : Londres - Barcelone - New-York - Naples - Philadelphie - Madrid - San-Francisco - Oakland - Milan - San Donato - Oxford - Boston - Tel-Aviv - Jérusalem - Kosovo - Rome - Portsmouth - Dublin)

La vue aérienne de la pointe des renardsEnfin et alors que différentes personnes proches du dossier nous avaient laissé entendre au début de l’année, que la venue du siège du parc marin à la pointe des Renards était en bonne voie, monsieur le maire a sollicité un entretien avec des représentants de notre collectif. Après 10 mois sans la moindre information, le 13 mars 2007, il nous a, en présence de deux de ses adjoints, confirmé que la partie que nous considérons comme la plus sensible du domaine, un tiers environ de la surface totale, avec en particulier l’ancien bâtiment d’exploitation de « Radio-Conquet », était réservée au « Parc Naturel Marin d’Iroise » (Agréé depuis par l’Agence des aires marines et dont on n’attend plus que la parution du décret de création au Journal Officiel).

Nous avons pris note des propos du maire mais notre collectif (qui au total a recueilli 2 500 signatures), reste mobilisé et vigilant envers tout projet de construction sur le site de la pointe des Renards où, la « loi littoral » doit être appliquée, et pour lequel, une saisine de la commission des sites est en instance chez monsieur le préfet du Finistère. Une des orientations de la charte des espaces côtier bretons privilégie dans l’urbanisation la mixité sociale et générationnelle, nous y souscrivons totalement et nous veillerons à ce que tout projet immobilier sur la pointe des Renards aille dans ce sens. Nous avons par ailleurs appris que monsieur le maire du Conquet avait proposé à la CCPI de lui vendre la partie du bien affectée à l’usage du parc, à savoir le bâtiment dit d’exploitation et le blockhaus sis à l’est de ce bâtiment. Toujours ce penchant à vouloir se débarrasser du patrimoine conquétois!

vue panoramique de la pointe des renards

Pour le Collectif des Résidants de la pointe des Renards et des Conquétois soucieux de leur patrimoine. J-P CLOCHON / Avril 2007.

crédits photo © J-P CLOCHON et J-F GUEIDAN

L'histoire de la pointe des renards vous intéresse ? cliquer ICI pour découvrir son origine

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Le projet immobilier de l'ancien hotel Sainte-Barbe

Article en cours de rédaction, nous nous invitons à visiter régulièrement le site pour consulter les mises à jour.

 

 

 

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L'affaire immobilière de l'ancien hôtel de Bretagne

Au printemps 2002, circule la rumeur que l’hôtel de Bretagne va être transformé en résidence avec des modifications notoires et une extension côté mer, surplombant le port et les maisons typiques du quai du Drellac’h.

L’émotion qui naît autour de l’évènement sera le moteur du réveil de l’association.

L’hôtel figurait dans le projet de ZPPAUP de 1993 parmi les bâtiments remarquables. Il était alors qualifié de « néo-classique à la Mansard ».

Dès le mois de mai, ASPECT s’est inquiétée de la situation. Des courriers ont été adressés, sans résultat, au Préfet du Finistère, à l’architecte des bâtiments de France.

Le 27 juin 2002, le Maire du Conquet accorde à la SARL VRJM le permis de construire pour le bâtiment visé dans les jardins de l’hôtel.

Au courant des mois de juin et juillet 2002, l’association adresse toujours, sans résultat, des courriers demandant l’annulation du permis de construire au motif de l’impact catastrophique du projet sur le paysage, particulièrement sur la cohérence architecturale de la ville vue de la presqu’île de Kermorvan.

Le projet consiste en une architecture cubique avec terrasses exposées au Nord.

L’association ASPECT n’était pas opposée à ce qu’une construction puisse voir le jour sur l’arrière de l’hôtel de Bretagne, mais il nous paraissait indispensable qu’une réflexion préalable soit engagée sur la meilleure intégration de la nouvelle architecture dans le bâti existant.

Sont contactés, sur la base d’un dossier que l’association a constitué (photos, approche historique de la ville, maquette de l’impact du projet), à nouveau le maire du Conquet et le préfet du Finistère, puis les politiques dont Louis le Pensec, Sénateur maire, membre de la commission des sites et Pierre Maille, Président du Conseil Général.

Devant l’échec de nos démarches et sur les conseils d’un avocat, Maître Roche, le 22 août 2002, l’association dépose un recours gracieux auprès du maire du Conquet, lui demandant d’annuler le permis de construire.

Une réponse négative est apportée en date du 12 septembre 2002.

Devant l’échec de nos démarches, la décision est prise de porter l’affaire devant les tribunaux. Le 12 novembre 2002, un recours contentieux est engagé auprès du tribunal administratif de Rennes.

L'hôtel de Bretagne en 1900Pendant l’année 2003, les travaux commencent. Une partie de l'ancienne façade de l’hôtel de Bretagne est détruite par « un malheureux coup de pelleteuse ».

Nous adressons un courrier au Maire afin qu’il fasse respecter sur son territoire la Loi et que la façade soit reconstruite à l’identique, ce que nous obtiendrons.

Dans le même temps nous engageons, sans qu’elle aboutisse, une requête en référé pour suspension des travaux.

facade coté presqu'île de kermorvanLa construction du bâtiment arrive à son terme sans que soit rendu de jugement. Les appartements sont vendus et habités. Le 17 février 2006, le jugement est rendu par le tribunal administratif dans l’affaire qui nous oppose à la mairie du Conquet :

LE PERMIS DE CONSTRUIRE EST ANNULE

Depuis cette date la situation de ce bâtiment n’a pas été régularisée.

L’IMMEUBLE N’A PAS D’EXISTENCE LEGALE.

Nous nous sommes inquiétés de cette situation à plusieurs reprises auprès du Maire et ce, jusqu’à ce jour, sans effet. L’affaire se poursuit donc mais elle aura coûté à l’association plus de 6000 euros qui auraient pu être consacrés à des activités plus gratifiantes.

Dernières nouvelles : Copropriété « Les Almériades », demande de permis de construire déposé en mairie le 06 avril 2007.

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Le projet de rénovation de la pompe du Conquet

Article en cours de rédaction, nous vous invitons à visiter régulièrement le site pour consulter les mises à jour.

Carrefour au Conquet en 1916

reproduit avec l'aimable autorisation des "amis de Louis le Guennec"

 

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